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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 11:50

 

    Situé à une dizaine de kilomètres de Pondichéry, Auroville signifie ville de l’aube. Cette communauté a été fondée le 28 février 1968 par la Mère, disciple et collaboratrice spirituelle de Sri Aurobindo. Auroville est la « ville universelle où les hommes et les femmes de tous les pays sont capables de vivre dans la paix et l’harmonie progressive au delà de tous les crédos, toutes les orientations politiques et toutes les nationalités » (discours de la Mère).    


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    Auroville symbolise le rêve de tout homme : une ville consacrée à la paix, à la quête de soi et la compréhension internationale. Près de 2000 personnes y vivent actuellement, venant pour la plupart de pays étranger (plus de 30 nationalités y sont représentées) . Les habitants sont engagés dans des activités diverses comme le reboisement, l’agriculture organique, les services médicaux, le développement du village. Tout est géré par la fondation d’Auroville. Autrefois, Auroville était un paysage fortement érodé mais, grâce aux efforts des habitants, la ville a été transformée en un espace vert luxuriant où il y fait bon vivre.

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         L'idée initiale était que la communauté devait fonctionner sans argent, mais elle a du se résoudre à en introduire pour des raisons pratiques (développement du commerce avec Pondicherry). Auroville constitue un centre de création artistique pluridisciplinaire très fécond. Les habitants ne sont pas propriétaires, ils possèdent pas leurs maisons qui appartiennent à Auroville. Ils travaillent pour le bien de la communauté et non pour l'enrichissement personnel.


     J’ai eu la chance d’assister aux 42 ième anniversaires d’Auroville. Levé à 4h30 du matin un dimanche matin et après 30 bonnes minutes de moto en pleine nuit, perdu au beau milieu la forêt, je suis arrivé près du Matrimondir, sorte d’énorme boule dorée représentatif d’Auroville où le touriste n’est généralement pas accepté, du moins à l’intérieur. Le Matrimondir est considéré comme un lieu Saint pour les Aurovillien. Ce matin là, il y avait plus de 2.000 personnes assit autour d’un gigantesque feu pour célébrer cette belle cérémonie. Le plus étonnant, c’est que pendant l'intégralité du lever de soleil, il n’y avait pas un bruit pour déranger ce spectacle extraordinaire, pleins de magie et de spiritualité. Un instant rare dans une vie dont je me souviendrai longtemps.  


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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 11:17

L’Ashram dans l’inde ancienne représentait des groupes composée d'ermites retirés dans des lieux loin de l’agitation du monde. Ces lieux existent depuis plus de 4000 ans avant J.C. et étaient présents un peu partout en Inde. Héritage fort de la pensée et de la philosophie indienne, de nombreux substitent encore aujourd'hui, avec plus ou moins d'influences sur la culture indienne. 
          Pour comprendre l'histoire de Pondichéry, il est très important de parler de l’Ashram de Sri Aurobindo du fait de son importance qu'elle a eu et qu'elle continue d'avoir dans la vie de cette ville. Je vais essayer de vous expliquer l'Ashram de sri Aurobindo comme je l’ai comprise aux travers des diverses discussions et témoignages reçues, mais beaucoup de zones d’ombres subsistent quand à la véritable histoire.

 

Tout d’abord qui est Sri Aurobindo ?
      Sri Aurobindo a vécu de 1872 à 1950. Poète et philosophe, il devient un membre charismatique du mouvement nationaliste. Poursuivit par les anglais, il trouve refuge à Pondichéry, alors colonie française, où il écrit la totalité de ses œuvres. Il est rejoint par un couple de Français dont la femme, Mirra Alfassa, va se passionner par sa façon de penser. Elle va devenir la mère de l’Ashram et rejoindre Sri Aurobindo dans sa quête spirituelle...


       
Ashram signifie «Travail sur soi ». Celle de Sri Aurobindo, c'est une manière de vivre, de voir le monde et de se rapprocher du divin grâce notamment à la méditation collective et la pratique intensive du yoga. Les membres de l'Ashram sont très impliqués dans l’aide caritative pour les pauvres et le développement durable.

 

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Ashram de Sri aurobindo


      Mais, ce qui partait d’un courant spirituel d’aide et de recherche du bien être, s’est peu à peu transformé en une organisation financière à la recherche du profit et de l’enrichissement. Elle a commencé à avoir une connotation péjorative au sein des habitants de Pondichéry puisqu’elle s’enrichit énormément à travers le commerce (ses membres sont des riches Indiens). Aujourd'hui, l'Ashram possède de nombreux bâtiments dans la ville, peints en blanc et gris, ainsi que sa propre poste, ses guest-houses, hôpitaux, station d’essence, imprimerie ainsi que de nombreux logements.

 

     De ce que j'ai pu voir, les personnes travaillant dans l’Ashram sont froides et peu accueillantes avec ceux qui ne partagent pas leur manière de pensée. Ce sont généralement des personnes appartenant aux plus hautes castes Indiennes (Brahmin). Les points de vues diverges en ce qui concernent l'Ashram Sri aurobindo, certains indiens étant pour alors que d’autres totalement opposées. En tout cas, personnellement, je me sens toujours mal à l’aise devant un membre de l’Ashram.



     On my mind, it is very important to talk about the Sri Aurobindo’s Ashram for understanding typography and life in Pondicherry. This Ashram has a huge influence in Pondicherry development. First of all who is Sri Aurobindo?

 

     Borned in Bombay, he was a poet and a philosopher.  He became the leader of the nationalist movement and wanted to proclaim the independence of India. Persecuted by the English, he found refuge in Pondicherry where he wrote almost his entire book. He was joined by a French couple who like his way of thinking. Mirra Alfassa stayed with Sri Aurobindo and was called “the Mother”. He stopped politic in 1910 and devoted himself only on his philosophy, for 40 years.

 

     Ashram means “work on yourself”. It is a way of living, a way of life, to see the world different and to approach the divine thanks to collective meditation and intensive use of yoga. Philosophy tries to liberate the human’s conscience and permit to have a new one, a truth one, and live in a perfect and harmonized life

     But the main problem with Ashram is what begun in a spirit current for helping other was transformed by a financial organization which main objectif is now money and profit. Even if she helps poor people and low cast, she became really unpopular because she deviated from his original idea. The Ashram has more than a hundred of building in Pondicherry and has his own accommodation, hospital, guest house, oil station and print. They are recognizable because all painted in white and grey.

 

 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 11:03

 

      Depuis bientôt deux mois, j’écris des articles sur mes loisirs ,mes voyages et mon ressentiment sur l'Inde. Mais il ne faudrait pas que vous croyez que je suis en vacances (même si, parfois, je me pose cette question…) Et oui je suis en stage en entreprise !!


      
J’effectue mon stage à Consolidated Consortium, une petite entreprises de bâtiment et d’architecture les plus réputées de Pondichéry. Elle est dirigée par Mr Rheeman et a vu le jour il y a 30 ans. C’est une entreprise de construction qui regroupe un consortium d’architectes, de designers et de personnes qui travaillent pour le dévelopement de l’entreprise. En plus de cette équipe permanente, Il y a également des maçons, charpentiers, carreleurs et tout autre corps de métiers indispensables pour construire un bâtiment. C’est un peu plus de 400 personnes qui travaillent pour Consolidated Consortium (Con/Con) sur plus d’une vingtaine de sites de construction en ville et aux alentours.


      Pour ma part, j’effectue mon stage dans la partie administrative où je suis censé m’occuper de la comptabilité de l’entreprise. J’étudie toutes les rentrées et sorties d’argent, les salaires des employés, la fiscalité, les dépenses liées à l’activité de l’entreprise ; en bref toute la partie comptable de Con/Con.



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      Mais cette expèrience n'a pas été agréable tous les jours. Si au début l’excitation d’apprendre et l’intérêt qu'ils me portaient m’enchantait, je me suis retrouvé au fils du temps à passer des journées à être légèrement mis de coté. En effet malheureusement, la grande majorité des salariés ne parlait ni Anglais ni Français. J'ai voulu apprendre le Tamul, langue très agréable à entendre, mais qui comporte plus de 254 lettres dans son alphabet. N'ayant aucun "professeur" pour me l'enseigner, je n'ai appris que quelques mots ou phrases simplistes ( j'ai faim, merci, commment allez vous?...) De plus l'ambiance parfois très conviviale, ne l'était plus du tout dans mon département (conflit entre deux employés, problème de mariage avec le troisième). Dans ce cas prècis, mieux vaut faire profil bas!!

 

La barrière culturelle de l'entreprise a été également un facteur très dure à appréhender. Dans mon entreprise, le directeur était le grand patron et son autorité indiscutable. Il m'a été très dure d'innover et de proposer mon aide dans une structure rigide et très paternalistique. J'ai quand même essayé de faire de mon mieux en proposant d'élaborer un dossier marketing pour l’entreprise, de créer un site internet, de participer au plan investissement et de déveloper quelques outils de communication (prospectus, réseaux sociaux...). Aucunes de mes idées n'eurent l'aval du directeur, souvent en déplacement et peu enclin à communiquer (Marché destiné aux elites indiennes). 

 

Il m’est arrivé de rester silencieux pendant de longue une journée, à regarder la vie s'activer autour de moi. Même si l'ennui me guetait, cette position d'observateur privilégié m'a permis de comprendre beaucoup de chose sur le management en Inde et les interactions dans l'entreprises entre les différents employés. J'ai y compris l'importance du rang social, les différentes façons de communiquer et les bonnes habitudes à prendre en business. 

         

Grâce à cela, depuis une ou deux semaines, le travail est devenu plus intéressant puisque j'ai réussi à avoir la confiance des supervisseurs de chantier  (manageur). lls me font visiter leurs sites de construction, m’offrent le Chaï et s’intéressent un peu plus à moi tout en m'apprenant leur culture. J’ai pu ainsi admirer le chantier presque terminé d’une Eglise construite à 30 kilomètres de Pondichéry, une guest house en face de la mer et une école dans un village. Vu la qualité et la rigueur des travaux, je comprends pourquoi cette entreprise est en vogue à Pondicherry.


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Ainsi, si le stage en entreprise est légérement décevant, l’expérience de vie en Inde rattrape largement l’intérêt de ce séjour.

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 15:30

Mahaballipuram (ou mamallipuram) est une ville très touristique, située au Sud de Chennai (madras).  A peine connue il y a 50 ans, elle ne cesse de faire parler d’elle tant les temples aux alentours sont magnifiques. C’est une ville où l’on travaille la pierre. Toutes les visites peuvent se faire en une seule journée. A peine débarqué sur une splendide plage de la ville, un rickshaw nous accoste. On négocie les prix et il nous propose de voir tous les principaux monuments de la ville en une après midi. On enchaine trois heures de visites à toute allure. Mamallipuram est particulièrement connu pour ses sculptures à même la roche. Accompagné d'un ami Français, nous sommes allés voir d'innombrables monuments tous plus beau les uns que les autres. Lieux particulièrement marquant, dans un gros bloc de granite ou de pierre, vous pouvez observer des temples dont la création remonte à plus de 700 ans et dont la qualité reste toujours intacte. Surprenant et Impressionnant !!




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    Après avoir bien visité, retour à la case départ sur la plage de Mamallipuram pour prendre une bière dans un bar surélevé en observant le coucher de soleil sur la plage et les pécheurs partir vers le large.


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     Ensuite, nous avons pris un repas local, sorte de poisson fris juste sortit de l’eau par les pécheurs (un vrai délice). Enfin, après avoir observé les étoiles sur le sable chaud de la plage, nous retournons sur Pondichéry. Je devrais terminer mon voyage ici mais comment ne pas vous raconter le retour en bus de nuit vers Pondichéry!! Imaginez-vous pendant 3 heures debout, entassé les uns contre les autres, et le seul moment ou vous pouvez enfin vous assoir (par terre bien sur !) un cafard de la taille de mon poing (pas une blague) passe sur le sol juste près de moi! 
Pondichéry nous accueillit aux alentours de 00h20.

En tout cas, un moment inoubliable!

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 15:04

Samedi 20 février, plus d’un moi après mon périple à Trichy, j’ai enfin une nouvelle destination.  Ce weekend, je vais à Mamallipuram ! Chikungunya oblige, j’été un peu bloqué sur Pondichéry ces derniers temps mais c’est repartie On the Road. Samedi, après un petit lunch, destination Banian Beach ! A cinq dans un rickshaw (si on peut je vous jure !!) on part faire trempette sur une plage paradisiaque. Du sable blanc, quelques pécheurs avec leur barques sur la plage, des enfants qui jouent aux bords de l’eau, des cocotiers et palmiers à perte de vue, un petit restaurant dans un caibotie en face de la mer et AUCUN touristes. Une après midi de rêve, mieux que dans tous les films !!


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      Puis retour en rickshaw pour prendre un taxi direction le Sud de Chennai ou une amie nous attend pour passer la nuit avant de visiter le lendemain Mamallipuram. En 3 heures de route pour faire seulement 130 kilomètres, nous avons eu l’impression de mourir une bonne dizaine de fois (notre taxi doublait dans les virages, et même pire:  il a doublé un bus qui lui doublait un camion, sachant qu’une voiture arrivait en face, imaginez la sensation !!). Enfin, on arrive sur une splendide demeure sur fond de mer. Cocktails, piscine, billard et cuisine bien à la Française nous donnent toutes les forces nécessaires pour attaquer la journée du lendemain !



      Dimanche, on part pour Mamallipuram après un bon petit déjeuner. Le chauffeur nous amène juste en face d’un restaurant ou l’on peut observer le temple du Rivage, magnifique temple qui défit la mer depuis des centaines d’années. On mange devant un paysage splendide des plats excellent. Et le périple commence!!!!!




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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 14:55

     

Il existe de nombreux endroits où passer du bon temps à Pondichéry. Tout dépend de ce que vous voulez rechercher. Pour ma part, les restaurants et les bars sont ma principale occupation au vue des prix très attractifs qu’ils proposent.

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 Cet article est principalement dédié aux restaurants et à la gastronomie en Inde. Les bars à Pondichéry n’étant pas très nombreux, ils sont super pour boire une bière en fin de journée, mais ne nécessite pas de commentaires spéciaux si ce n’est que le prix des consommations est extrêmement faible (une bière de 650mL= 1.20€.) et qu’ils ferment beaucoup trop tôt! (à 23 heures tout les jours).

                                                                    

      Probablement grâce à son héritage colonial, Pondichéry est un peu la « ville gastronomique » du Tamil Nadu. La cuisine y est excellente! On y trouve de tout : du plat typiquement Indien aux spécialités de chacune régions d’Inde, sans oublier la cuisine Chinoise, Italienne et Française. Quel délice d’avoir l’opportunité de manger un bon gros steak sans aucune épices de temps en temps!!!

 

     Car oui, en Inde, on mange presque tout le temps épicés. Même si j’ai souvent eu l’impression d’avoir les feux de l’enfer dans mon palet (à peine un euphémisme !!), on s’habitue à se tourbillon d’épices et on prend rapidement plaisir à déguster des Masala Dosai (sorte de pain roulé craquant avec des patates et un mélange d’épices et de sauces), ou encore des Chicken Biryani (poulet avec du riz en sauce, un délice épicé) ou autres plats à base de Chily (essayez les chily mushroom ou chicken !!). Et laissez vous tenter par un chapati, roty ou idly, différents types de pains locaux, très utiles pour apaiser un plat un peu trop épicés. Enfin vous voulez être plus classique, moins ambitieux, ne vous inquiétez pas, beaucoup de restaurants proposent des vegetable noodles ou vegetable rise vraiment excellents et peu épicés.



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     Marre de manger Indien, arrêtez vous dans les restaurants non végétariens et plus Européen ou une grande variété de plat de grandes qualités vous attends (les cartes sont  immenses, je ne peux pas détailler tous les plats que j’ai mangé, l’article déjà long serait un roman !!)

 

      En gros ici, on mange de tout et surtout de la qualité (pour moi!). J’oubliais le prix !! Sachez qu’un repas dans un très bon restaurant me revient à 300 roupies soit environ 5 euros et les plats sont copieux. Un très bon plat dans un restaurant Indien (moyen de gamme) peut vous couter entre 30-70 roupies (0.40€ - 1.10€ maximum). Un plat à emporter dans une mini enseigne, il faut compter 30 roupies…

 

      Petite anecdote personnel, le repas le plus chère que j’ai dépensé dans un restaurant était d'environ 700 roupies (11-12€). Mais j’avais pris : une entrée (saucisson importée de France), un steak au roquefort (Amazing!! aussi importé de France), une mousse aux chocolat maison et enfin deux bières de 650 ml. Je mets aux défis, pour la qualité de ce repas, de trouver mieux et moins chère en France!!!!

 

 

Alors tous à vos couverts and Enjoy food in Pondichéry!!



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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 21:01

            Résident Evil est un jeu vidéo où le personnage principal doit faire face à une armée de zombies dans des décors totalement désert, sans aucunes âmes qui vivent. Le jeu, édité par Capcom, est considéré comme une pièce maitresse et l’un des précurseurs de l’horreur vidéo ludique et…..

A ce moment, on peut se demander : Mais que lui arrive t-il ? Pourquoi parle t-il de jeu vidéo dans son article ? Sa console lui manque-t'elle beaucoup trop?… ET bien non vous avez tous faux !!

 

Pondichéry, passé minuit,  s’assimile aisément à ce jeu. Laissez-moi-vous expliquer. Tous les soirs, aux alentours de 11 heures, la ville s’endort. C’est à ce moment précis où la magie coloniale, qui rayonne la journée, s’éteint et tout s’effacent pour dévoiler les tréfonds de la ville. A ce moment, on est vraiment en plein cœur de l’Inde. On se retrouve seul dans des rues interminables, sans personnes qui vivent à l’exception des Dalith (intouchables, caste la plus basse en Inde) et des personnes très pauvres qui dorment dans les rues et mangent dans les « poubelles » (plutôt les déchets). Vous ne croiserez quasiment aucune voitures, ni motos, sauf les fous totalement ivres roulant à toute allures. On dirait qu’ils veulent éviter ce spectacle.

 

Par contre dire que l’on ne croise aucun être vivant n’est pas totalement juste. Il y a les CHIENS. Terreur de Pondichéry, mieux vaut ne pas s'amuser trop longtemps avec eux. Un chien en cache facilement tous pleins d’autres. Ce ne sont pas les animaux dociles que les Européens connaissent. Ce sont des chiens sauvages qui dorment le jour et se nourrissent la nuit. Ils se déplacent généralement en bande et mieux vaut ne pas croiser leur route dans une rue trop sombre. Au mieux vous aurez ce que j’ai eu : une peur horrible et une faculté nettement améliorée pour le 100 mètres (j’ai probablement battu l’un des records du monde, pour sure le mien). Au pire… je vous laisse imaginer mais pour avoir vu une morsure, je conseille vivement d’éviter tout contact.


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terreur de pondichéry
 

Des nuits noirs, des rues abandonnées et mal éclairées, des gens qui errent et dorment dans les rues, des chiens, des morsures… Comment ne pas se sentir mal à l’aise après minuit.

Mieux vaut donc sortir groupé. Et si comme moi vous êtes à pieds et que, comme moi, il vous prend l’envie de rentrer seul vous avez trois options : soit vous appelez un Rickshaw (taxi locale, engin à trois roues), soit vous rentrez avant 23h30, soit enfin vous faites confiance à vos chapals (tongues) et à un gros bout de bâtons !

 

Expérience inoubliable garantie !!!!!!

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 14:56

      SAMEDI MATIN, je me lève difficilement. Dure la soirée ! Il est 8 heures du matin, vraiment tôt pour un samedi !! Allez courage, on se prépare ; ce week-end je vais à Trichy, à 200km de Pondichéry ceux qui veut dire plus de 5 heures de trajet pour l’Inde.  La gare de bus est située en périphérie, un rickshaw m’y emmène et je prends le bus direction Villupuram. Après une heure de bus parmi la population de Pondichéry, expérience unique, j’enchaine avec 4 heures direction Trichy.

 

       A peine arrivée, je m’empresse de  prendre un hôtel pour la nuit et direction le Rock Fort. Ce temple est construit sur une falaise au milieu de la ville.

  
101 0909Après avoir gravit les 500 marches, je me retrouve devant un paysage incroyable. Trichy est à mes pieds. Une ville à perte de vue faisant corps au loin avec la nature. Le soleil se couche, illuminant le temple d’une couleur or et feu. Les singes arrivent et apportent la touche finale à la magie du moment.







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      Une fois descendu, je me balade dans les rues où grouillent des milliers de personnes et autant d’échoppes. Trichy est immense ! Après un arrêt dans un restaurant traditionnel  vraiment excellent où je mange pour 30 roupies (0.40euros). Je retourne à l’hôtel passer une courte nuit!

 

       DIMANCHE MATIN, je me lève tôt direction le temple Sri Ranganathaswany , le plus grand temple du Tamil Nadu et l’un des plus grand en Inde. Que dire sinon que l’on se retrouve ébahi devant cette merveille d'architecture qu'est ce temple dédié à Vishnou. Il est tout simplement gigantesque et splendide, avec une profusion de statues, de couleurs et d’immense tour.


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      Après 2 heures de visite et un petit restaurant assez typique sans touristes, je repars pour Pondichery . Le trajet est long et les chauffeurs crapuleux (il essait d'extorquer le touriste que je suis) mais à 8 heures du soir, j’arrive à bon port.

 

Un petit conseil, si vous voyager au Tamil Nadu, passez par Trichy !! Regardez l’album photos et faites vous en une idée.
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 22:48


           Mardi 2 février, bizarrement je me sens très fatigué. Je sais que je n’ai pas très bien dormi la nuit dernière mais quand même. C’est soudain, alors que je viens juste de commencer la journée. Je suis en stage et je ne comprends pas pourquoi autant de lassitude s’abat sur moi. Au bout de seulement une heure, je demande à une collègue si je peux m’allonger un peu. Résultat, je m’endors durant 3 heures  ;  ça ne va pas du tout !! Je reviens l’après midi et rebelote, je m’endors et cette fois sur mon bureau devant ma collègue. Réveillé en sursaut, je m'empresse de m’excuser auprès de mon patron. Il voit que je ne vais pas bien et me propose de prendre un peu de repos. Je rentre chez moi, prend ma température...Bingo !! Plus de 39. Qu’est ce que j’ai encore bien pu attraper ? C’est simple : le chikungunya !

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             Mais avant de savoir ce que j’ai, il faut aller à l’hôpital. Et là commence les péripéties. On  m’avait parlé de l’hôpital central de Pondichéry et de ses très mauvaises conditions sanitaires, donc celui là c’est oublié. Sur recommandation d’un ami je vais à la clinique Nallam, une clinique privée dirigée par un médecin très compétent qui en plus parle Français. Ouf ! Oui mais là bas, c’est très loin d’être les mêmes conditions sanitaires comme en France. Il n’y a pas de rendez vous ou d’heures de passage pour voir le médecin. C’est à qui jouera du coude en premier devant la porte du docteur. J’attends donc une bonne heure, dans une pièce d’une saleté incroyable, avant de réaliser qu’il faut que je m’impose. J’ai à peine le temps de voir le médecin qu’il me tend un papier pour me dire d’aller faire une prise de sang. Je me fais balader de service en service et je commence à perdre mon sang froid! Je m'emporte et me fache comme jamais. Là comme par magie, on me conduit où je veux (comme quoi crier en Inde sa marche parfois !!). On me fait une prise de sang dans des conditions sanitaires inhumaines (heureusement la seringue était nouvelle et stérile). J’ai ensuite attendu 3 heures le médecin qui n’est jamais revenu. Bien, j’ai mes résultats, perdu plus de 1000 roupies mais je ne sais toujours pas ce que j’ai.


             Deux jours après, mon état empire. J’appelle des amis qui eux connaissent le médecin personnellement. En 10 minutes, j’ai eu le droit à un diagnostique complet, une ordonnance et on m'indique les médicaments prendre.

Au moins j’aurai eu une expérience des hôpitaux en Inde et leur façon dont ils soignent leurs patients.

 

Un conseil : Bonne chance et faites attention à vous!

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Salle d'attende de l'hôpital

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:20

L'une des petites caractéristiques de Pondichéry est qu’il  existe deux univers totalement différent au sein de la même ville. En effet, la ville est séparée par un canal ou d’un coté se situe la ville blanche et de l’autre la ville noir. Cette séparation, probablement instaurée par les colons, porte bien son nom ! Du canal au golf du Bengal se situe la ville blanche. Qu’on se le dise tout de suite, ici vous êtes presque en France. C’est l’ancienne ville coloniale. C’est ici que l’on trouve tout l’héritage Français comme le lycée Français, l’alliance française, le consulat… C’est ici aussi où les rues portent les noms de célèbres Français comme Victor Simonel, Dupuy, Romain Rolland, Suffren et pleins d’autres. Ce qui surprend, c’est le calme des rues, la propreté des trottoirs et l’impression de sérénitude qui se dégage de cet endroit.  Quand je me balade dans ces rues, j’ai l’impression de me retrouver dans un vieux film des années 70-80.   



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       Comme le blanc est l’opposé du noir, bouleversement totale oblige lorsqu’on se rend dans l'autre partie de la ville.  De l’autre coté du canal, elle s'étend sur la grande majorité de la ville de Pondichéry. Ce que j’aime ici, c’est l’animation permanente de la rue. C’est une ville qui vit!!!! Toute la journée et sans aucun temps mort, la vie est rythmée de klaxons, de bruits et d’odeurs. C’est là où l’on trouve les innombrables échoppes, magasins, marchés et restaurants. C’est là où l’on peut s’arrêter à chaque coin de rue prendre un Chaï ou un café. J’ai choisi de vivre dans cette partie de la ville, bien plus animé et surtout plus Indienne. 



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  • : Un voyage en Inde - Christophe chevalier
  • Un voyage en Inde - Christophe chevalier
  • : Blog créé en 2010 après un premier stage de 3 mois à Pondicherry, ville située au Sud Est de l'Inde. Toutes mes impressions et mon ressenti sur un pays fascinant situè à l'autre bout du monde.
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